À l'aube de la soixantaine

À l'aube de la soixantaine,
Ne laissons pas le nombre des années
Prendre toute l'emprise sur nous.
Profitons surtout
De cette nouvelle liberté
Que nous avons bien méritée.

À l'aube de la soixantaine,
Nous avons tellement de choses à réaliser
Grâce à tout ce que nous avons appris au cours des années.
Comment pourrions nous ne pas réagir
À des belles promesse d'avenir?

À l'aube de la soixantaine,
N'oublions pas surtout de cultiver un but, un désir
Car le rêve entretient le goût de vivre.
Avec la sagesse de nos soixante ans
Nous pourrons vivre encore longtemps.

À l'aube de la soixantaine,
Nous avons appris à aimer
De façon inconditionnelle.
Nous avons appris à donner.
C'est ce qui nous rend fidèle,
Fidèle à nous-mêmes,
Fidèles à ceux qu'on aime.

À l'aube de la soixantaine,
Cessons de compter nos cheveux blancs.
D'une grande sagesse, ils sont le signe
Cette sagesse acquise au fil du temps
Et qui nous rend si digne.

À l'aube de la soixantaine,
Ne cherchons pas à nous trouver des rides.
Celles-ci sont le signe que notre vie n'a pas été vide
Car elle a été remplie de sourires,
Elle a été remplie de rires.

À l'aube de la soixantaine,
Au lieu de nous attarder
À calculer le nombre des années passées,
Rêvons aux beaux moments qu'il nous reste à vivre.
Puisqu'encore nous possédons la santé
Mordons à pleine dents dans la vie
Au lieu de nous contenter de survivre.

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Copyright © Hélène Laliberté